Samarcande - Ouzbékistan

Visiter Samarcande : monuments, histoire et conseils de visite

Samarcande, joyau de la route de la soie : Registan, Shah-i-Zinda, Bibi-Khanym, histoire de Tamerlan, itinéraire de 2 à 3 jours et conseils de visite.

17 min de lecture Envie d'évasion & inspiration

Samarcande fait partie de ces noms qui voyagent avant vous. Deuxième ville d’Ouzbékistan, ancienne capitale de Tamerlan, elle a vu passer les caravanes de la route de la soie, les armées d’Alexandre le Grand et celles de Gengis Khan, puis les astronomes d’Ulugh Beg. Aujourd’hui, ses coupoles turquoise et ses portails couverts de céramique attirent des voyageurs du monde entier, sans que la ville ait perdu sa vie de quartier, ses boulangeries et ses marchés. Samarcande est aussi l’une des étapes de notre voyage en Ouzbékistan en petit groupe, aux côtés de Khiva, de Boukhara, d’une immersion dans le désert et de quelques jours chez l’habitant dans les montagnes de Nourata. Nous vous expliquons plus bas ce qui y est prévu, et ce qui ne l’est pas.

Pourquoi visiter Samarcande ?

On vient d’abord à Samarcande pour son architecture. Peu de villes concentrent autant de monuments de l’architecture islamique d’Asie centrale sur un périmètre aussi réduit. Mais la ville raconte surtout une histoire de rencontres : marchands sogdiens, savants persans, conquérants turco-mongols, administrateurs russes.

Un carrefour de cultures au cœur de l’Asie centrale

Située dans la vallée fertile du Zeravchan, à environ 700 m d’altitude, entre steppes du nord et montagnes du sud, Samarcande occupait une place stratégique sur les routes qui reliaient la Chine, l’Inde, la Perse et, plus loin, le Moyen-Orient et l’Europe. La soie, le papier, les épices, mais aussi les idées et les religions y ont transité pendant des siècles. Cette position explique la richesse de la ville et la diversité de son patrimoine, du zoroastrisme des Sogdiens au monde musulman des époques arabe et timouride.

Une ville inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO

En 2001, l’UNESCO a inscrit la ville sur la liste du patrimoine mondial sous le nom « Samarkand, carrefour de cultures ». Le bien couvre plus de 1 100 hectares et réunit trois ensembles : le site archéologique d’Afrasiab, la ville timouride des XIVe et XVe siècles et la ville moderne construite à l’époque russe. Le Registan, la mosquée Bibi-Khanym, la nécropole de Shah-i-Zinda, le Gour-Emir et les vestiges de l’observatoire d’Ulugh Beg font partie des éléments cités.

Samarcande à travers l’histoire : les grandes étapes

De Marakanda à Alexandre le Grand

Le site d’Afrasiab, au nord de la ville actuelle, a livré des traces d’occupation très anciennes, et l’UNESCO date la fondation de la cité du VIIe siècle avant notre ère. Capitale de la Sogdiane, elle est connue des Grecs sous le nom de Marakanda. Alexandre le Grand s’en empare en 329 av. J.-C. Au début du VIIIe siècle, les armées arabes conquièrent la région et l’islam devient la religion dominante. Une tradition raconte que la fabrication du papier y aurait été introduite après la bataille de Talas, en 751, grâce à des prisonniers chinois. Plus tard, le poète et mathématicien Omar Khayyam y séjourne de 1072 à 1074, d’après l’article Wikipédia consacré à Samarcande.

Gengis Khan, puis l’âge d’or de Tamerlan

En 1220, les troupes mongoles de Gengis Khan prennent et ravagent la ville. Afrasiab ne s’en relèvera pas, et Samarcande se reconstruit plus au sud. Le grand tournant arrive au XIVe siècle : Timur, que l’on appelle en France Tamerlan, en fait la capitale de son empire. Il ramène de ses campagnes, jusqu’en Inde et en Perse, des richesses et surtout des artisans, architectes, céramistes et calligraphes. La capitale de Tamerlan devient le centre de l’empire timouride et se couvre d’édifices immenses, pensés pour impressionner.

Ulugh Beg, le prince astronome

Le petit-fils de Tamerlan, Ulugh Beg, gouverne Samarcande pendant une quarantaine d’années au XVe siècle. Mathématicien et astronome, il fonde une médersa sur le Registan et fait construire un observatoire astronomique où travaillent des dizaines de savants. Ses tables d’étoiles comptent parmi les travaux scientifiques les plus précis de son époque. Plus tard, Babur, descendant de Tamerlan, régnera brièvement sur la ville avant de fonder l’Empire moghol.

De l’Empire russe à l’Ouzbékistan indépendant

Après la période timouride, Samarcande perd peu à peu son rang au profit de Boukhara. La ville passe sous le contrôle de l’Empire russe en 1868, et le chemin de fer y arrive à la fin du XIXe siècle. Elle est brièvement la capitale de la République socialiste soviétique d’Ouzbékistan, de 1925 à 1930, avant que Tachkent ne prenne le relais. C’est d’ailleurs le nom que portait le pays avant son indépendance : la RSS d’Ouzbékistan, créée en 1924 dans le cadre de l’Union soviétique, a laissé place à la république d’Ouzbékistan en 1991. Depuis, les grands monuments ont été largement restaurés.

Que voir à Samarcande : les monuments incontournables

La plupart des grands sites se visitent à pied ou en taxi, sur un axe qui va du Gour-Emir au sud jusqu’à Shah-i-Zinda et Afrasiab au nord-est. Voici les monuments célèbres de Samarcande, dans un ordre logique de visite.

SiteSecteurDurée conseilléeÀ ne pas manquerAu programme du séjour
Gour-EmirSud du centre historique45 min à 1 hLa salle funéraire doréeOui
Place du RegistanCentre historique2 h, plus un passage le soirLe portail de la médersa Cher-DorOui
Mosquée Bibi-KhanymRue de Tachkent, nord du centre45 min à 1 hLa cour et le grand portailOui
Bazar SiyobÀ côté de Bibi-Khanym1 hLes pains ronds estampésOui
Nécropole de Shah-i-ZindaNord-est, au pied d’Afrasiab1 h à 1 h 30La ruelle des mausoléesNon
Mausolée de Daniel et mosquée Hazrat KhizrNord-est, près d’Afrasiab1 h pour les deuxLe sarcophage de 18 mNon
Observatoire d’Ulugh Beg et AfrasiabCollines du nord-est2 h pour les deuxLe sextant et les fresques sogdiennesNon

La place du Registan, le cœur de Samarcande

Le Registan est le cœur de Samarcande, et c’est souvent le premier choc du voyage. Son nom signifie « lieu sablonneux » : c’était une grande place de marché et de rassemblement. Trois médersas l’encadrent. À gauche, la médersa d’Ulugh Beg (1417-1420), la plus ancienne, où l’on enseignait l’astronomie autant que la théologie. En face, la médersa Cher-Dor (1619-1636), reconnaissable aux félins qui pourchassent des biches sur son portail, sous un soleil à visage humain : une représentation rare dans l’art islamique. Au centre, la médersa Tilla-Kari (1646-1660), dont le nom signifie « couverte d’or », abrite une mosquée à l’intérieur entièrement doré.

Ces deux dernières sont l’œuvre de Yalangtouch Bahadour, gouverneur de Samarcande au XVIIe siècle, selon la notice Wikipédia consacrée au Registan. Au siècle suivant, la ville, ravagée par les guerres, se vide presque entièrement pendant plusieurs décennies : les monuments que vous voyez aujourd’hui doivent beaucoup aux restaurations des XXe et XXIe siècles.

Prenez le temps d’entrer dans les cours intérieures. Les anciennes cellules d’étudiants accueillent aujourd’hui des boutiques d’artisans, et la vue depuis le centre de la place, une fois les groupes partis, vaut la peine d’attendre.

Le mausolée Gour-Emir, tombeau de Tamerlan

Le Gour-Emir, le « tombeau de l’émir », est d’abord construit pour le petit-fils préféré de Tamerlan, mort en 1403. Timur y est lui-même inhumé en 1405, puis Ulugh Beg et d’autres membres de la dynastie. Le mausolée Gour-Emir se distingue par son dôme côtelé bleu turquoise et par sa salle funéraire, tapissée d’or et de motifs bleus. La pierre tombale de Tamerlan, sombre et sobre, contraste avec la richesse du décor. Le lieu est plus calme que le Registan, et il gagne à être vu tôt le matin.

La mosquée Bibi-Khanym

Au retour de sa campagne en Inde, en 1399, Tamerlan lance la construction d’une mosquée du vendredi à la mesure de ses ambitions. La mosquée Bibi-Khanym, du nom de son épouse principale, devait être l’une des plus grandes du monde islamique. Le chantier, mené trop vite, a fragilisé l’édifice et la grande coupole s’est en partie effondrée ; en 1897, un séisme a ensuite abattu l’arc intérieur du portail. Reconstruite à partir de 1974, puis restaurée depuis l’indépendance, elle impressionne encore par la hauteur de son portail et la taille de sa cour. Une légende raconte l’histoire d’un architecte amoureux de la reine : demandez à votre guide de vous la conter sur place.

La nécropole de Shah-i-Zinda

Si un seul lieu devait résumer la beauté de Samarcande, beaucoup de voyageurs choisiraient Shah-i-Zinda. Cette nécropole, dont le nom signifie « le roi vivant », s’est développée autour de la tombe attribuée à Qusam ibn Abbas, cousin du Prophète. Une ruelle étroite grimpe entre une vingtaine de mausolées, dont les plus anciens remontent au XIe siècle et la majorité aux XIVe et XVe siècles, couverts de céramiques sculptées et émaillées d’une finesse rare. C’est un lieu de pèlerinage encore actif : tenue couverte et discrétion sont de mise.

Mausolées aux coupoles turquoise de la nécropole de Shah-i-Zinda à Samarcande

Le mausolée de Daniel et la mosquée Hazrat Khizr

Un peu plus au nord, au pied des collines d’Afrasiab, le mausolée de Daniel (Khodja Doniyor) abrite un sarcophage d’environ 18 mètres de long. La tradition locale raconte que Tamerlan aurait rapporté des reliques du prophète Daniel de ses campagnes, et que le tombeau aurait été allongé pour décourager les pilleurs. Le lieu est vénéré par des musulmans, des juifs et des chrétiens. Sur le chemin, la mosquée Hazrat Khizr, reconstruite au milieu du XIXe siècle sur une butte face à Shah-i-Zinda, offre depuis sa terrasse une belle vue sur la ville. L’ancien président Islam Karimov est inhumé sur son terrain.

L’observatoire d’Ulugh Beg et le site d’Afrasiab

Sur une colline au nord-est, l’observatoire d’Ulugh Beg ne conserve que la partie souterraine de son immense sextant, mise au jour en 1908 par l’archéologue Viatkine. Un petit musée retrace l’œuvre du prince astronome. Tout près, le plateau d’Afrasiab, site de l’ancienne Marakanda, s’étend sur des hectares de collines de terre. Son musée présente des fresques sogdiennes du VIIe siècle, dites « des ambassadeurs », un témoignage précieux sur la ville avant l’islam.

Le bazar Siyob

Juste à côté de Bibi-Khanym, le bazar Siyob est le grand marché de Samarcande. Fruits secs, épices, halva, piles de pains ronds estampés : on y vient pour faire quelques achats, mais surtout pour observer la vie locale. Le pain de Samarcande, le non, est réputé dans tout le pays. Flâner au bazar, goûter, échanger quelques mots avec les vendeurs : c’est souvent là que se nouent les premiers contacts avec les habitants.

Quelles activités faire à Samarcande ?

Découvrir la fabrication du papier de soie : à Konigil, à quelques kilomètres du centre, un atelier fait revivre la fabrication traditionnelle du papier à partir de l’écorce de mûrier, au bord d’un canal, avec un moulin à eau.

Goûter la cuisine locale : le plov (ou palov), riz cuit avec carottes, viande et épices, est le plat national. À Samarcande, il est souvent servi en couches, le riz d’abord, puis les carottes, puis la viande posée par-dessus, sans tout mélanger. Le non de Samarcande, cuit contre les parois d’un four en terre, le tandir, accompagne chaque repas. Les samsa, petits chaussons cuits au four, et les manti, raviolis à la vapeur, complètent le tableau. Apprendre à cuisiner le palov avec une famille est l’une des expériences les plus appréciées en Ouzbékistan.

Visiter un atelier d’artisans : Samarcande perpétue le tissage de tapis de soie et la broderie de suzani, ces grandes tentures brodées de motifs floraux. Plusieurs ateliers ouvrent leurs portes et montrent les métiers à tisser.

Faire une excursion à Chakhrisabz : à environ 90 km au sud, au-delà d’un col de montagne, la ville natale de Tamerlan conserve les ruines de son palais d’été, l’Ak-Saraï, et figure elle aussi sur la liste du patrimoine mondial.

Samarcande en 2 ou 3 jours : itinéraire conseillé

Voici une façon d’organiser la visite en suivant l’axe de la ville, du sud vers le nord-est.

  • Jour 1 : le Gour-Emir à l’ouverture, puis le Registan en fin de matinée. Après une pause aux heures chaudes, retour sur la place pour le coucher du soleil et les façades éclairées.
  • Jour 2 : la mosquée Bibi-Khanym, le bazar Siyob, la mosquée Hazrat Khizr, puis la nécropole de Shah-i-Zinda en fin d’après-midi, quand la lumière adoucit les céramiques.
  • Jour 3 : l’observatoire d’Ulugh Beg, le musée d’Afrasiab et le mausolée de Daniel, puis l’atelier de papier de Konigil, ou bien une journée d’excursion à Chakhrisabz.

Le séjour Mood Goyave couvre l’équivalent du premier jour et d’une partie du deuxième : de quoi voir les grands monuments, et l’envie, peut-être, de revenir pour le reste.

Samarcande, une étape de notre voyage en Ouzbékistan

Chez Mood Goyave, nous avons construit un voyage solidaire en Ouzbékistan qui mêle les grandes cités de la route de la soie et des temps de vie partagée avec les habitants. Le séjour « Immersion en Ouzbékistan, entre villes légendaires et villages authentiques » dure 13 jours et se vit en groupe de 4 à 8 personnes, avec un guide accompagnateur francophone, un accompagnateur en montagne pour les randonnées et une personne de l’équipe Mood Goyave sur place.

Ce que prévoit le programme à Samarcande

Samarcande arrive en fin de parcours, au jour 11, après environ trois à quatre heures de route depuis les montagnes. Vous dînez et passez la nuit en ville. Le lendemain matin, la visite commence par le mausolée de Tamerlan, le Gour-Emir, puis la place du Registan. L’après-midi est consacré à la mosquée Bibi-Khanym et au bazar Siyob, avant de prendre le train pour rejoindre Tachkent. C’est donc une découverte resserrée sur les sites majeurs : Shah-i-Zinda, l’observatoire d’Ulugh Beg et Afrasiab ne figurent pas au programme. Comme l’itinéraire est modulable, vous pouvez en parler avec l’équipe si vous souhaitez davantage de temps sur place.

Khiva, Boukhara, le désert et les monts Nourata

Avant Samarcande, le voyage passe par Tachkent, puis par Khiva, dont la ville close d’Itchan Kala ressemble à une cité-musée à ciel ouvert, et par Boukhara, avec le mausolée Ismaïl Samani, la citadelle d’Ark et la préparation du plov aux côtés d’une famille. Vient ensuite un atelier de céramique à Gijdouvan, puis deux nuits en camp de yourtes kazakhes dans le désert du Kyzylkoum, avec une randonnée de 8 km jusqu’au lac Aydarkoul et une baignade possible. Le séjour se poursuit par quatre jours et trois nuits chez l’habitant dans les montagnes de Nourata, dans les villages d’Achraf et d’Oukhoum. Une randonnée de deux à quatre heures mène à un ancien belvédère, à travers vergers et pâturages. Le confort y est simple, et c’est précisément là que l’on partage le quotidien des familles. Tous les détails sont sur la fiche de ce séjour immersif en Ouzbékistan. Par ailleurs, 3 % du prix du séjour sont reversés à une association locale en Ouzbékistan.

Minaret Kalon et coupoles de Boukhara, en Ouzbékistan

Quand visiter Samarcande ?

L’Ouzbékistan a un climat continental aride : étés très chauds, hivers froids et secs. La meilleure période pour visiter Samarcande se situe au printemps, d’avril à juin environ, et à l’automne, de septembre à octobre. En été, la chaleur dépasse souvent 35 °C : on visite alors tôt le matin et en fin d’après-midi. L’hiver, de décembre à février, est froid mais calme, avec des sites presque vides et une lumière nette. Pour comparer les saisons dans tout le pays, consultez notre article sur quand partir en Ouzbékistan.

Comment se rendre à Samarcande ?

Depuis Paris, la plupart des voyageurs rejoignent d’abord Tachkent en avion. De là, le train rapide Afrosiyob relie Samarcande en un peu plus de deux heures, ce qui en fait l’option la plus confortable. Des trains plus lents et des taxis partagés existent aussi : par la route, comptez environ 270 km depuis Tachkent et 240 km depuis Boukhara. Entre Samarcande et Boukhara, le train permet de passer d’une ville à l’autre en moins de deux heures, et Khiva se rejoint en train ou par la route. Pensez à réserver vos billets de train à l’avance en haute saison.

Côté formalités, les ressortissants français n’ont pas besoin de visa pour un séjour touristique de moins de 30 jours. Les conditions peuvent évoluer : vérifiez la validité du passeport exigée et les règles d’enregistrement sur la page Ouzbékistan de France Diplomatie. Le décalage horaire avec la France est de +3 heures en été et +4 heures en hiver.

Se déplacer et se repérer à Samarcande

Le centre historique se parcourt facilement à pied. Le Gour-Emir et le Registan sont voisins, puis la rue de Tachkent, bordée de boutiques, mène du Registan à Bibi-Khanym et au bazar Siyob. Shah-i-Zinda et Afrasiab, plus excentrés, se rejoignent à pied depuis le bazar ou en taxi. Les taxis se commandent facilement par application, comme Yandex Go, très utilisée dans le pays, et un tramway circule de nouveau en ville depuis 2017, d’après la notice Wikipédia de Samarcande.

À l’ouest de la vieille ville s’étend la ville russe, bâtie après 1868 : larges avenues plantées d’arbres, parcs, façades de l’époque tsariste et église orthodoxe Saint-Alexis. Ce quartier, intégré au bien UNESCO, contraste avec les coupoles timourides et se prête à une promenade en fin de journée.

Nos conseils pour bien visiter Samarcande

Bon à savoir

  • Horaires : les grands sites ouvrent le matin, et la première heure est la plus agréable, surtout au Gour-Emir et à Shah-i-Zinda.
  • Tenue : épaules et jambes couvertes pour les mosquées et les mausolées, et un foulard léger pour les femmes dans les lieux de pèlerinage.
  • Argent : prévoyez des espèces en sum, la monnaie locale, pour les petits achats au bazar.
  • Photos : dans certains monuments, un supplément est demandé pour photographier, renseignez-vous à l’entrée. Demandez toujours l’accord des personnes avant de les prendre en photo.
  • Langues : l’ouzbek est la langue officielle, mais une grande partie des habitants de Samarcande parle le tadjik à la maison, et le russe reste très répandu.

Enfin, laissez de la place à l’imprévu. Une conversation autour d’un thé vert, une boulangerie de quartier, une cour de maison entrouverte : Samarcande se découvre aussi en s’écartant un peu des façades les plus photographiées.

Questions fréquentes sur Samarcande

Samarcande se trouve au centre de l’Ouzbékistan, dans la vallée du Zeravchan, à environ 700 m d’altitude. Elle est à environ 270 km de Tachkent et 240 km de Boukhara par la route.

Deux jours pleins suffisent pour le Registan, le Gour-Emir, Bibi-Khanym, le bazar Siyob et Shah-i-Zinda. Une troisième journée permet d’ajouter l’observatoire d’Ulugh Beg, Afrasiab, le mausolée de Daniel ou une excursion à Chakhrisabz. Notre itinéraire conseillé détaille ces trois journées.

Le printemps, d’avril à juin, et l’automne, de septembre à octobre, offrent des journées douces et ensoleillées. L’été est très chaud, souvent plus de 35 °C, et l’hiver froid mais calme.

Les trois sont complémentaires et classées au patrimoine mondial. Samarcande impressionne par l’échelle de ses monuments timourides, Boukhara séduit par sa vieille ville et son ambiance de cité caravanière, Khiva par sa ville close d’Itchan Kala. Le train permet de les associer dans un même voyage.

La situation de sécurité peut évoluer : avant de partir, consultez la page Ouzbékistan des Conseils aux voyageurs de France Diplomatie. Sur place, les précautions habituelles s’appliquent.

Selon France Diplomatie, les ressortissants français n’ont pas besoin de visa pour un séjour touristique de 30 jours maximum en Ouzbékistan. Vérifiez la validité du passeport exigée et les conditions à jour sur le site du ministère avant le départ.

Couvrez les épaules et les jambes, surtout pour entrer dans les mosquées, les médersas et les mausolées. Un foulard léger est utile aux femmes dans les lieux de culte encore actifs, comme Shah-i-Zinda.

Samarcande, à vivre plus qu’à cocher

On peut traverser Samarcande en une journée et en rapporter de belles photos. On peut aussi y arriver après des jours de désert et de villages, et regarder ses coupoles en se souvenant de la céramique de Gijdouvan, du plov partagé à Boukhara ou du pain rond posé sur une table de famille. Cette ville d’histoire prend alors tout son sens, comme une étape d’un voyage plus large à travers l’Ouzbékistan, à hauteur d’habitants. Si cette façon de voyager vous parle, l’équipe Mood Goyave se fera un plaisir d’en discuter avec vous.

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